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Travellers’ comments regarding the French commemorative inscription at Philae

III

 

George Williams Curtis, Nile Notes, London 1851, p., 174:

 

Desaix’s inscription is upon the wall with his republican date, and that of Pope Gregory XVI.- the effete upon the effete.

 

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M. E. Cotteau, Six semaines sur le Nil (1892-1893), Paris ? 18 ?, p. 151 :

 

A l’intérieur de la porte du premier pylône j’ai lu, non sans émotion, l’inscription commémorative du passage de l’expédition Française d’Egypte en 1799. Cette inscription est bien connue, pourtant je ne résiste pas au plaisir de la reproduire ici : « L’an VI de la république, le 12 Messidor, une armée Française, commandée par Bonaparte, est descendue à Alexandrie. L’armée ayant mis, vingt jours après, les Mamelouks en fuite aux pyramides, Desaix, commandant la première division, les a poursuivis au delà des cataractes, où il est arrivé le 13 ventôse de l’an VII » et, plus bas : « Les généraux Davout, Friant et Belliard, Dondelet, chef de l’état-major, Latournière, commandant, l’artillerie, Eppler, chef de la 24e légère, le 13 ventôse an VII de la république, 3 Mars de J.-C. 1799. Gravé par Castex, sculpteur ».  Plus tard, certains touristes anti Français ayant cru devoir confier à la pierre leurs

Sentiments intimes, un autre voyageur a fait effacer les inscriptions malsonnantes, et à la place qu’elles occupaient, on peut lire ces mots, en grosses lettres noires : « On ne salit pas une page d’histoire ».

 

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Edmond Combes, Voyage en Égypte, en Nubie dans les déserts de Beyouda, des Bicharys et sur les cotes de la Mer Rouge, 2 vol., Paris 1846, p. 239 :

 

A l’extérieur, sur l’une des pierres du grand temple, on lit une inscription rappelant la descente de Bonaparte en Égypte et la défaite des Mamlouks poursuivis par Desaix jusqu’au delà des cataractes.

 

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Henry Cammas, André Lefévre, Voyage en Égypte,    (1859-1860)

(1859 – texte inédit), La tour du monde, Paris 1863, p. 193-224, p. 216 :

 

…. Une inscription Française, datée du 13 ventôse an VII, se lit sur la paroi intérieure du pylône oriental.

 

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Henry Cammas, André Lefévre, La vallée du Nil, Paris 1862, p. 208 :

 

Enfin nous, Français, nous lison sur quelque pierre une page glorieuse de notre histoire. Desaix a mi le pied dans notre île, envoyé par l’homme fameux, dans ses belles années, rêvait la rénovation de l’orient par les idées Françaises.

p. 214

Le pylône occidental est persé d’une porte particulière. A l’entrée du pylône oriental, sur la paroi intérieure, une inscription est gravée qui n’a rien d’hiéroglyphique : j’étais pour ma part fort étonné de savoir lire sur les monuments égyptiens. Le lecteur ne sera pas plus embrassé que moi. Voici le texte, facile à déchiffrer : « L’an VI de la République, le 13 messidor, une armée Française, commandée par Bonaparte, est descendue à Alexandrie. L’armée ayant mis, 20 jours après, les Mamelouks en fuite aux pyramides, Desaix, commandant la première division, les a poursuivis au delà des cataractes où il est arrivé le 13 ventôse de l’an VII. Les généraux de brigade Davoust, Friant et Belliart(d) ; Donzelot, chef de l’état-major ; Latourniére, commandant l’artillerie ; Epp(l)er, chef de la 2e légère. Le 13 ventôse an VII de la république ». Voilà qui vaut rien des hiéroglyphes ; Bonaparte n’est-il pas un Sésostris ? Mais sait-on si la pierre de Philae gardera long temps les traces de nos gloires républicaines ? Déjà la malveillance a  gratté quelques noms, et une main patriotique a écrit ces mots à effet : « Une page d’histoire ne doit être salie ». Assurément l’auteur de cette remontrance aurait pu d’un style pompeux ajouter quelques phrases, quelques vers peut-être, sur le néant des empires. Il aurait montré l’impassible  Isis dévorant toutes les renommées, et ce pouvoir occulte, aveugle, incompris et inintelligent, devant qui s’élèvent et s’écroulent les œuvres humaines.

 

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Viscount Castlereagh, A Journey to Damascus, through Egypt, Nubia, Arabia Petra, Palestine and Syria, 2 vol., London 1847, vol., I, p. 111:

 

Here also, in another place, is the French inscription, commemorative of Desaix, and his warriors, who drove the mamelukes “ Jusqu’au dela des cataractes”. A long history sets forth this fact, and over it some traveller has written “une page de l’histoire ne doit pas etre salie”. This has a double sense. Whether the writer meant to be severe on the French defacer of the wall, or to protect the inscription from others, does not seem clear.

 

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Comte de Chambord, Journal de voyage en orient 1861. (Présenté et annoté par Arnaud Chaffanjon) Paris 1984, p. 290 :

 

Sous une voûte nous lisons une inscription commémorative de l’occupation de Philae par les troupes Françaises sous Desaix,

 

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Émile Delmas, Égypte et Palestine, Paris 1896, p. 187 :

 

Sur une stèle, à droite en entrant, se trouve cette inscription commémorative qui fait battre nos cœurs de Français : « L’an VI de la République, le 12 Messidor, une armée Française, commandée par Bonaparte, est descendue à Alexandrie. L’armée ayant mis, vingt jours après, les Mameluks en fuite aux pyramides, Desaix, commandant la 1er division, les a poursuivis au delà des cataractes, où il est arrivé le 13 Ventôse de l’an VII ».

 

 

 

Eusèbe De Salle, Pérégrinations en orient ou voyage pittoresque, historique et politique en Égypte, Nubie, Syrie, Turquie, Grèce pendant les années 1837-38-39, 2 vol., Paris 1840, vol., II, p. 62 :

 

Sienne est le terme où s’arrêta l’expédition Française de Bonaparte. Une inscription dont la gloire grandit, quoique la postérité ait commencé pour elle, en a consacré le souvenir à l’île de Phylé, sous le pylône, dans le grand temple du nord.

vol., II, p. 67:

Voici maintenant les inscriptions Françaises qui nous occupèrent  exclusivement à notre première visite à Phylé.

L’an VI de la république Française, le 13 Messidor,

Une armée Française, commandée par Bonaparte,

est descendue à Alexandrie. L’armée ayant mis,

deux jours après, les Mamelouks en fuite aux pyramides,

Desaix, commandant la première division,

les a poursuivis au-delà des cataractes, ou il est

arrivé le 13 Ventôse an VII. Les généraux de brigade

Davoust, Friant et Belliard. Donzelot, chef

De l’état-major. Latournerie commandant l’artillerie.

Eppler, chef de la 21e légère.

Le 13 Ventôse an VII de la République 3 mars an

De J.-C. 1799.

Gravé par Castex, sculpteur

Avant le premier pronaos, dans une cour ouverte, sur le mur de gauche, on lit :

Balzac, Coquebert, Coraboeuf, Costaz, Coutelle,

Lacipière, Ripault, Mèchain, Nouet, Dutertre,

Savigny.

Longitude depuis Paris, 30 16’ 22’’

Latitude boréale, 24 3’ 45 ‘’

L’inscription des savants est de beaucoup la meilleure. Il n’y a point de verbe ni construction et embrouillée. Le motif de l’inscription, les noms propres et un grand fait scientifique déterminé par eux, voilà tout ce dont ils se glorifient par le seul rapprochement de leurs noms et du fait. Dans l’inscription militaire, la particule de D’Onzelot et le millésime chrétien semblent deux précautions singulières contre la durée de la république et de son calendrier. Beaucoup de touristes grands et petits seigneurs, leurs cuisiniers et femmes de-chambre, avait inscrit leurs noms près de celui des généraux Français. Une artiste a donné à eux et à leurs imitateurs une leçon sévère et en langage digne de la république. Après avoir repassé à l’encre l’inscription monumentale, il a mis en haut cet avertissement : une page d’histoire ne doit être salie. Profanée eût été plus poli et aussi Français.

 

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Charles Didier, 500 Lieues sur le Nil, Paris 1858, p. 264 :

 

Je note en passant qu’une inscription tracée sur la muraille extérieure du grand temple rappelle la défaite des Mamelouks, chassés par Desaix au delà des cataractes. Autres temps, autres noms.

 

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Comte de Chambord, Journal de voyage en orient 1861, (Présenté et annoté par Arnaud Chaffajon), Paris 1984, p. 290 :

 

Sous une voûte nous lisons une inscription commémorative de l’occupation de Philae par les troupes Françaises sous Desaix, en 1799.

 

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Comtesse de Gasparin (Agénor)

Journal d’un voyage au levant (1847-1848), par l’auteur du mariage au point de vu chrétien, 3 vol., (I La Grèce, II l’Égypte et la Nubie, III Le désert et la Syrie),Paris 1848. Vol., II,

 

p.171

Nous voyons sur un pan du temple l’inscription de l’armée de Desaix . Le style en est un peu gauche, en Français douteux, comme devait parler la vieille garde quand elle voulait bien dire.

p. 237

Nous repassons devant l’inscription de Desaix. On en a effacé à coups de marteau le nom de « Buonaparte », et les mots « d’armée Française » ! l’Outrage est récent, le marteau Britannique ! Je suis encore plus frappée de la sottise que de l’insulte. A peine revenus à la barque, mon mari saute sur un pinceau, s’empare d’une bouteille de cirage, court au temple avec le bouillant Antonio. On entasse des tables, elles ne s’élèvent pas au quart de la hauteur ; on roule bloc sur bloc, mon mari grimpe au faîte, et sur ce même mur une main pieuse enleva jadis tous les noms obscurs, en traçant cette linge ; Une page de l’histoire ne doit pas être salie, il rétablit les mots biffés, et puis écrit dessous : Une page d’histoire ne s’efface pas, voilà l’honneur national sauvé !…..l’Orgueil Britannique,- je ne parle pas de courtoisie- l’orgueil- car jalouser, c’est reconnaître inférieur – ne devait-il pas respecter cette plaque de granit, sur laquelle a passé le doigt de la Gloire !

 

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Émile Guimet, Croquis Égyptiens, Journal d’un touriste,(1865-1866) Paris 1867.

 

p. 217

A l’entrée du grand pylône,nous trouvons une inscription tracée par l’armée Française sous les ordres de Desaix, qui en 199, l’an VI de la république, poursuivit les mamelouks au-delà des cataractes.

 

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Description de l’ Égypte, Tome premier, Antiquités-Descriptions

 

Parmi plusieurs noms grecs et latins  écrits à différentes époques sur l’obélisque et sur un reste de muraille qui l’avoisine, on distingue ceux des rois Ptolémées et de quelques autres personnages de l’histoire. Les noms de plusieurs européens de ces derniers siècles et ceux de quelques Français de la grande expédition s’y trouvent également inscrits. Ainsi, dans tous les âges, les hommes ont voulu  attacher leurs noms à quelque chose qui leur survécût, et qui parlât d’eux de leur absence. Près de ces inscriptions, sous la grande porte du pylône, on en voit une qui perpétuera dans les siècles un des évènements les plus remarquables de notre âge ; elle consacre la conquête de l’Égypte par le général en chef Bonaparte, la défaite des mamlouks poursuivis par son lieutenant le général Desaix jusqu’au-delà des cataractes, et l’entrée des Français victorieux dans l’île de Philae.

 

 

 

Plus loin, dans l’intérieur du temple, une autre inscription, gravée dans le même temps et presque par les mêmes mains, fixe avec précision géographique de l’île, ces monuments présenteront à – la fois le témoignage de la valeur des Français, et celui non moins honorable de leurs connaissances ; et cette association des sciences et des armes, cette belle idée dont l’histoire ne fournit point d’exemple, ne sera pas le fait le moins remarquable de la vie d’un grand capitaine, qui n’avait entrepris la conquête d’un pays devenu barbare, que pour y porter la civilisation. 

 

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George Leighton Ditson, The Para Papers on France Egypt and Ethiopia, New York 1858,

 

p. 342:

 

On the wall of its passage-way or portal, is cut the following interesting, though modern inscription:

 

L’an VI de la République, le 12 Messidor, une armée Française commandée par Bonaparte est descendue à Alexandrie. L’armée ayant mis, vingt jours après, les Mammelouks en fuite aux pyramides, Desaix, commandant la première division, les a poursuivis au delà des cataractes, ou il est arrivé le 13 Ventôse de l’an VII.

 

Les généraux de brigade : Davoust, Friant et Belliard, Douzelot, chef (de la 21e Légère).

 

De l’état major, Latournerie, commandant l’artillerie, Eppler, chef de la 21e légère. Le 13 Ventôse, an VII de la république (3 Mars, an de J. – C 1èçç)

 

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Amelia Ann Blandford Edwards, A Thousand Miles up the Nile, London 1982, p. 224:

 

Philae was still inhabited in A.D. 1799, when a detachment of Desaix’s army under general Beliard took possession of the island, and left an inscription on the soffit of the door way of the  great pylon to commemorate the passage of the cataract. This inscription, which M. About considers te most interesting thing in Philae, runs as follows: “ L’an VI de la république, le 16 Messidor, une armée Française commandée par Bonaparte est descendue a Alexandrie. L’Armée ayant mis, vingt jours après, les mamelouks en fuite aux pyramides, Desaix commandant la première division, les a poursuivis au de la des cataractes, ou il est arrivé le 18 Ventôse de l’an VII ».

 

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TO BE CONTINUED